Le papier étudie l’impact de la communication de la Banque Centrale Européenne (BCE) concernant le changement climatique sur les marchés financiers. Dans un premier temps, les auteurs utilisent la méthode du traitement de langage « natural language processing » (NLP), issue de l’intelligence artificielle, pour identifier les sujets de communication de la BCE. Sur la période janvier 1997- décembre 2021, la BCE communique de plus en plus fréquemment sur le changement climatique et l’associe au risque de stabilité financière. Dans un deuxième temps, les auteurs estiment –par une régression quantile- l’impact des communications « changement climatique » sur le risque de défaut des entreprises, mesurant ce dernier par le spread des Credit Default Swaps (CDS). Les résultats montrent un impact positif pour le secteur des consommations cycliques et le secteur de soins de santé. Le résultat n’est pas significatif pour le secteur d’énergie. Ceci peut être expliqué par une prise en compte préalable des informations communiquées par la BCE, puisque ce secteur est bien informé sur le sujet.

Les questions et commentaires de l’auditoire ont porté sur les thèmes suivants :

  • la distinction entre communications programmées et communications inattendues ;
  • la dimension temporelle et la fréquence des communications ;
  • la prise en compte de l’effet de la taxe carbone dans le modèle.

Le prochain séminaire aura lieu le mercredi 12 avril en présentiel et en visioconférence.

Pour mémoire, les séminaires de la Chaire ACPR ont lieu, en principe, tous les premiers mercredis de chaque mois et sont ouverts aussi bien au personnel de la Banque de France et de l’ACPR qu’à des participants extérieurs.

Mise à jour le 8 Septembre 2026