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Analyses et Synthèses : Le financement de l’habitat

Mise en ligne le 23 Janvier 2026

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En août 2025, l’ACPR a publié une étude sur le financement de l’habitat en France, s’appuyant sur les réponses à l’enquête réalisée annuellement auprès des principaux établissements de crédit et des organismes de caution, ainsi que sur les états réglementaires prudentiels et les collectes macroprudentielles CREDITHAB et RENTIMMO introduites à la suite de la recommandation du Haut Conseil de Stabilité Financière de décembre 2019.

Cette étude présente les conditions du marché du crédit immobilier résidentiel en France entre début 2024 et la première partie de l’année 2025, et détaille les critères d’octroi, la rentabilité et le risque de crédit associé à ces prêts.

Le financement de l’habitat en 2024

Cette étude a souligné la reprise, depuis le début de l’année 2024, de la production de crédits à l’habitat. Cette reprise, qui s’inscrit dans un contexte de baisse des taux d’intérêt, va de pair avec une relative stabilité des critères d’octroi. Après avoir atteint un minimum à 9,1 milliards d’euros en janvier 2024, la production mensuelle de crédit à l'habitat a progressé en continu depuis (+63 % entre janvier 2024 et avril 2025), dont une part croissante est destinée aux primo-accédants (pour atteindre 45,6 % au premier trimestre 2025).

Le marché français des crédits à l’habitat continue de bénéficier de fondamentaux solides qui limitent le risque de crédit pour les banques : prépondérance des taux fixes, majorité de prêts couverts par des garanties et politique d’octroi basée sur l’appréciation de la solvabilité de l’emprunteur. La part des crédits présentant des caractéristiques a priori plus risqués (taux d’effort supérieur à 35 % ou maturité supérieure à 25 ans) demeure inférieure aux seuils prévus par la norme HCSF, tandis que l’endettement des ménages français décroît à nouveau de quatre points à 90,0 % du revenu disponible brut. L’année 2024 a cependant été marquée par une croissance du risque de crédit, avec un taux d’encours douteux s’élevant 1,1 % à fin 2024 (13,8 milliards d’euros), en hausse de 0,2 point de pourcentage.

Consulter l'Analyse et synthèse N° 174

Mise à jour le 23 Janvier 2026