Cette analyse s’est appuyée sur les réponses à l’enquête semestrielle de l’ACPR collectées auprès des cinq principaux groupes bancaires français actifs sur le segment de l’immobilier commercial (BNP Paribas, Société Générale, Groupe Crédit Agricole, Groupe BPCE et Groupe Crédit Mutuel)
Le financement de l’immobilier commercial par les banques françaises en 2024
Malgré quelques signes de reprise observés en fin d’année, le marché immobilier commercial français est resté dégradé en 2024, marqué notamment par un faible niveau d’investissement et une baisse continue des prix. Dans ce contexte, les expositions des cinq principaux groupes bancaires français sont demeurées stables et limitées (543 Md€, soit 6,4 % de leur bilan dont 510 Md€ de concours bancaire).
L’ensemble des concours à l’immobilier commercial a conservé des fondamentaux solides (majoritairement à taux fixe, amortissable et présentant un risque de refinancement à court et moyen termes limité). Toutefois, les crédits aux professionnels de l’immobilier (46 % des concours octroyés par les banques) ont présenté des caractéristiques plus risquées que l’ensemble du portefeuille (part plus importante de crédits à taux variable, de crédits in fine et/ou avec des maturités résiduelles plus courtes). Si les indicateurs de risque (LTV, DSCR, ICR) sont restés globalement bien orientés, le risque de crédit du portefeuille s’est néanmoins dégradé (hausse des expositions en niveaux 2 et 3) et des segments sont apparus comme étant plus vulnérables (notamment les actifs en construction, les marchands de biens et le financement des biens situés en dehors de la France).